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La valeur thérapeutique de poupées

 

"Une poupée est une âme dans la paume de la main" Mikki Aronoff

 

1. Les poupées et leur valeur thérapeutique

 

1.1. Introduction

 

Grâce à leur symbolique important, leur style de mouvement typique, leurs apparences et leurs aventures, les poupées sont extrêmement utiles à l'assistance supplémentaire aussi bien dans l'enseignement ordinaire que dans l'enseignement extraordinaire (spécial) et lors d' interventions thérapeutiques. Elles aident à comprendre les enfants, victimes d'un accident grave ou d'une maladie mortellement grave. Confrontés à des sentiments d'incertitude et d'anxiété, ces enfants peuvent très bien être soutenus et aidés par des poupées.

 

En laissant les enfants manipuler les poupées et jouer avec elles, nous créons des possibilités d'observation exceptionnelles. Des possibilités de différenciation similaires se présentent. Elles résultent de situations interpersonnelles et interactives aux opportunités individuelles quant à l'évolution de la maîtrise de la langue, de groupements de coopération, d'échanges de talents et de l'entraînement social. Nous pouvons ainsi mieux anticiper sur les opportunités potentielles, les dons ou les limites des enfants et le milieu dans lequel ils grandissent. En jouant ensemble avec les poupées, nous stimulons leur soif d'apprendre, les enfants apprennent en s'imitant et leur vocabulaire de base se développe simultanément.

 

Le fait de regarder des enfants manipulant des poupées et jouant avec elles nous fournit une mine de renseignements. L'image de chaque enfant individuel et de toute la classe se constitue.

 

 

1.2 Situations problématiques spécifiques

 

 

Les poupées consolent les enfants qui ont perdu un être cher. Un élève avait perdu son frère jumeau suite à un accident tragique. L'enseignant lui confia la poupée de classe. Cette poupée ne fut pas seulement une source de consolation et un refuge, mais aussi un point de contact. L'enfant lui confia ses sentiments de solitude et de chagrin et la couvrit de câlins. Les enfants qui se retrouvent ainsi dans des situations problématiques spécifiques peuvent ainsi plus facilement assumer et vaincre des expériences et des émotions intenses.

 

Début de l'année scolaire. Une nouvelle élève entre en classe. Elle porte de jolies lunettes. La poupée de classe l'aperçoit, mais ce sont surtout ses lunettes de couleur vive qui attirent l' attention de la poupée. "Quelles jolies lunettes! Quelle belle couleur! Tu dois sans doute bien voir avec de telles lunettes. Je voudrais bien avoir les mêmes. Tu me les prêtes un instant? Je voudrais bien les essayer!"

 

La poupée prend les lunettes et les pose sur son nez. Les enfants rient. La poupée continue: "Oh, maintenant, je vous vois tous très, très bien. Ces lunettes me vont bien. Qu'en pensez-vous, les enfants? " La poupée explique ainsi que c'est tout à fait normal de porter des lunettes, qu'il ne faut pas être triste parce qu'on doit porter des lunettes, qu'on ne peut pas se moquer de quelqu'un qui porte des lunettes.

 

La même scène peut être jouée lorsqu'un enfant porte un appareil orthodontique. Lorsque la poupée entre un matin en classe, portant des lunettes, et fait le récit de sa prétendue visite à l'ophtalmologue, elle prépare l'élève qui doit aller voir l'ophtalmologue. Elle dit qu'elle est contente d'avoir des lunettes puisqu'elle voit beaucoup mieux maintenant. Si l'enseignant a la chance d'avoir une collection de montures en plusieurs couleurs à sa disposition, les enfants peuvent essayer autant de lunettes qu'ils veulent. L'enseignant profite de l'occasion pour prendre quelques photos pour l'album de classe.

 

 

1.3. L'hôpital et être malade

 

 

Les poupées aident à compenser les sentiments d'incertitude et d'insécurité chez l'enfant et/ou à les préparer à la visite chez le dentiste, à les accompagner lors de l'hospitalisation ou pendant l'évolution de la maladie.

 

Le service club Kiwanis a initié le projet "Poupée Kiwanis". Ce projet a ses origines dans l'Australie du Sud où son succès est immense. Il s'agit d'une poupée stylisée en coton, de trente centimètres de haut, distribuée dans les services de pédiatrie des hôpitaux. Les enfants qui sont hospitalisés pour être soignés, reçoivent une telle poupée. Il s'agit souvent d'enfants qui seront soumis à une intervention chirurgicale grave. Ils se retrouvent dans un environnement inconnu et attendent avec anxiété les heures qui viennent. Parfois, ils ont simplement besoin d'une poupée pour faire un gros câlin ou d'une poupée avec laquelle ils pourront jouer pendant leur séjour à l'hôpital. La poupée se prête à tout: suturer, ouvrir, faire une piqûre, appliquer un bandage, mettre dans le plâtre, opérer… , mais elle peut également montrer, expliquer.. Elle peut accompagner l'enfant aux 'grandes machines' telles que la radiographie, le scanner, l'échographie… Les enfants reçoivent une poupée lors de la suture de plaies, quand l'enfant a besoin d'un masque à oxygène ou quand on les prépare à l'intervention chirurgicale.

 

Avec l'assistance de l'infirmière, l'enfant pourra par exemple appliquer d'abord le masque à oxygène à la poupée ou "opérer" sa poupée. Le médecin explique ensuite à l'enfant, en utilisant la poupée, ce qu'il envisage de faire. Vu qu'il s'agit d'une poupée neutre, il peut dessiner l'intervention sur la poupée. Tout comme l'enfant, la poupée reçoit un bracelet avec son nom. En rendant l'inconnu compréhensible et reconnaissable pour l'enfant, on tente de minimaliser ou de faire disparaître l'inquiétude et l'anxiété chez l'enfant.

 

Les hôpitaux et cabinets de dentistes ne sont en effet pas les lieux les plus agréables et ils sont souvent à l'origine de fortes tensions. Parfois, l'enfant a été traumatisé suite à une expérience peu agréable ou l'enfant a peur lorsqu'il se retrouve dans cet environnement inconnu. Il est essentiel qu'il soit préparé mentalement et émotionnellement à une hospitalisation avec ou sans intervention chirurgicale. Les services de pédiatrie des hôpitaux aux Etas Unis d'Amérique ont déjà commencé en 1960 à faire appel à des poupées. La poupée peut, selon la situation, être patient, médecin, infirmier ou infirmière ou dentiste.

L'effet de l'utilisation de poupées est tel que l'enfant participe dans un certain sens au travail des médecins et des infirmières et est en mesure d'exprimer ses sentiments. Le jeu (le langage des enfants) avec la poupée est le moyen par excellence pour permettre aux enfants d'exprimer leurs sentiments. Le médecin des poupées examine l'enfant, prend sa tension, regarde dans sa bouche et ses oreilles, le mesure, etc. La poupée du dentiste examine sa dentition et dit quel sera le meilleur traitement. Elle souligne l'importance de brosser les dents, d'utiliser le fil dentaire, elle donne une démonstration et offre un cadeau, par exemple une brosse à dents.

 

La poupée peut par ailleurs donner l'exemple d'une dentition saine magnifique.

L'enfant qui a peur des piqûres, est assisté par la poupée hérisson. Une piqûre par une épine de cette poupée ne fait pas mal!

 

 

1.4. La psychothérapie

 

 

La psychothérapie voit dans les poupées le moyen d'excellence pour établir le contact avec les enfants infirmes, blessés et malades. On peut tout de suite y faire appel et capter l'attention de l'enfant. L'anxiété et l'incertitude diminuent et sont minimalisées. Le thérapeute essaie dès lors toujours d'établir une bonne interaction avec l'enfant. La poupée est donc un objet qui constitue un lien et un outil. Le contact avec la poupée inspire confiance et mène à une certaine mesure de solidarité, ce qui est indispensable dans le processus de guérison.

La poupée aide l'enfant à exprimer ses sentiments, des sensations, à se débarrasser de sentiments d'agressivité ou de frustration ou à les projeter sur la poupée. Ainsi, d'éventuels obstacles sont écartés et le terrain est préparé pour exprimer ses propres sentiments et développer sa personnalité. Les poupées constituent un moyen efficace pour permettre à l'enfant dont le développement normal est freiné, à l'enfant blessé, abusé et traumatisé d'exprimer ses sentiments.

 

Chaque stade du procès lors duquel les poupées sont utilisées nécessite l'implication maximale des enfants. Ces derniers doivent pouvoir faire leurs propres choix. Les poupées 'libèrent' les enfants de l'inquiétude, des tensions, des soucis et des problèmes qui les tracassent. Une poupée pourra par exemple dire ce que signifie une ponction lombaire, comment l'enfant peut se détendre quand la ponction est pratiquée. Mais les poupées peuvent également être un soutien lorsqu'il s'agit de questions délicates et de sujets qui tracassent les enfants mais dont on ne parle pas librement.

 

 

1.5. Suggestions quant à l'utilisation de poupées à l'hôpital

 

 

Comment faut-il présenter la poupée à l'enfant?

La plupart des enfants aiment les poupées. On ne peut toutefois pas présumer que tous les enfants hospitalisés soient conscients du fait que les poupées ne sont pas des êtres réels. Il faut dès lors être prudent lorsqu'on entre dans une chambre d'hôpital, la poupée à la main. Il vaut mieux porter la poupée dans un sac et laisser la petite frimousse de la poupée sortir du sac. Quand on a à faire à des enfants pour qui une poupée n'est pas un objet familier, il vaut mieux commencer avec des poupées posées sur la main au moyen d'un gant bien ajusté et introduire peu à peu des poupées plus grandes. Il faut toujours observer les réactions des enfants. Il faut manipuler la poupée de manière décontractée, la tenir à hauteur du visage de l'enfant et permettre petit à petit aux enfants de faire connaissance avec la poupée.

Les poupées ne sont qu'un moyen effectif et efficace si leur utilisation a été préparée minutieusement.

Il faut dès lors être attentif aux questions, suggestions et conseils suivants:

  • Etes-vous un thérapeute expérimenté et êtes-vous suffisamment au courant des applications thérapeutiques et des techniques de jeu?
  • Etudiez les techniques de relaxation, les techniques de coopération et les techniques respiratoires.
  • Il vaut mieux être au courant des sentiments de peur et d'anxiété appartenant à l'âge de l'enfant.
  • Disposez-vous de l'information médicale et psycho-sociale nécessaire pour préparer l'enfant ?
  • Observez les réactions de l'enfant et prenez en note quand il est en présence du médecin et/ou quand il se rend au local de traitement ou à la salle d'opération.
  • Faites la connaissance du personnel médical auquel l'enfant aura à faire.
  • Demandez qui fera quoi et où et quand et demandez quel en seront les conséquences pour l'enfant.
  • Utilisez toujours un langage compréhensible quand vous vous adressez à l'enfant.
  • Veillez à ce que les actions que vous entreprenez soient reconnaissables pour l'enfant.
  •  

    Le genre de poupée utilisé le plus fréquemment dans les hôpitaux est la poupée à gant.

    Une poupée à gant a une bouche mobile et un visage expressif et elle est articulée. Il est très important de s'en assurer que la poupée soit bien fixée sur la main. Les poupées cassantes ou les poupées d'un matériau dur sont moins aptes parce que les enfants pourraient se faire du mal. Il vaut mieux avoir plusieurs poupées aux expressions différentes. Choisissez toujours la poupée en fonction de votre objectif. Et, enfin, les enfants préfèrent généralement les poupées représentant des animaux.

     

    Les poupées aident les enfants à exprimer le chagrin et la douleur et à retrouver l'équilibre. Elles apprennent aux enfants à exprimer leurs sentiments et à les partager avec d'autres personnes. Les poupées peuvent contribuer à parler plus librement d'une maman malade, de la perte d'un animal domestique bien-aimé ou des suites d'un accident grave et à assumer tout cela. Elles aident les enfants à surmonter des obstacles pouvant entraver l'expression et le développement d'eux-mêmes. Elles rendent les sujets tels que la peur d'être hospitalisé, d'être mutilé ou même de mourir accessibles.

    Des sessions de thérapie de groupe aident à supporter la douleur, à parler de ses douleurs et à en parler avec les autres.

     

     

    1.6 Scott, l'enfant courageux

     

     

    Mikki Aronoff utilise des poupées pour préparer les enfants à des interventions radicales telles que les amputations et/ou des traitements de cancers. Les enfants racontent à ses poupées des histoires d'autres enfants qui sont déjà morts. Un des enfants qu'elle avait accompagné voulait être enterré avec ses poupées. Mais l'histoire la plus émouvante et celle du petit Scott mourant.

     

    Les livres et les poupées furent l'ultime moyen de sauvetage dans sa confrontation avec le petit Scott, âgé de onze ans, leucémique. Un enfant fatigué et affaibli. Après avoir été abandonné par ses parents, il endura courageusement sa douleur, jour après jour. Les pantalons de Scott furent toujours un peu trop courts et montrèrent ainsi ses petites jambes frêles. Il sembla toujours se mouvoir en 'slow motion'. Jamais, on ne le vit courir. Quand il parla, sa voix sembla sortir d'un brouillard épais. Ses cheveux couleur de sable, coupés chez lui, pointèrent dans toutes les directions.

     

    Le petit Scott fut envahi par l'inquiétude. Tout comme ses parents, il ne sut pas comment poser les questions adéquates. Ses aptitudes sociales et échanges de regards furent presque inexistants.

     

    "Mon travail avec Scott débuta à l'hôpital, au service d'hématologie/oncologie. Au début, je n'utilisai que des poupées. Scott, en tant que spectateur et auditeur, prit une attitude passive. Par l'intermédiaire de mes poupées, je lui fournis beaucoup de renseignements et je tentai de lui présenter les aptitudes de fréquentation nécessaires. Il sembla être particulièrement intéressé. J'espérai qu'il assimilerait tout dans une mesure satisfaisante. Scott fut un enfant qui parla peu, mais, peu à peu, nous parvînmes à nous entendre. Il apprit à s'adresser à moi et moi, j'appris à le comprendre avec le peu de mots qu'il m'adressa. Et dans ce silence, je dus souvent deviner ce qu'il attendit ou voulut savoir.

     

    Jamais, ne n'aurais pu m'imaginer l'impact d'un livre et d'une poupée comme moyen pour aider les enfants à comprendre la situation dans laquelle ils se retrouvaient. Scott devint de plus en plus malade et fut transféré dans une chambre isolée. Probablement parce qu'ils furent incapables d'accepter le fait que leur fils fut mourant, les parents de Scott soudainement ne vinrent plus lui rendre visite à l'hôpital. Scott fut abandonné sans avoir eu une réponse à la question que je croyais être la plus importante : "Que vais je devenir quand je mourrai?" Et non, il demanda simplement: "Pourquoi mes parents m'ont-ils abandonné maintenant?"

    Comment combler ce vide créé par l'absence de ses parents?

     

    Il me sembla nécessaire de convaincre Scott du fait que, malgré leur absence, il ne serait jamais seul. Vu que l'enfant fut tellement fatigué depuis son isolation et que tout effort physique devint trop fatiguant, je lui proposais de lui lire des livres en compagnie de la poupée. Il approuva cette idée. Ainsi, je commençai un nouveau voyage inconnu puisque je ne pus pas prévoir dans quelle direction les livres et les histoires nous mèneraient. Je commençai ainsi: "Tu veux que je te lise une histoire?" - "Oui." - "Quel livre veux-tu que je prenne?" - "N'importe lequel." Je pris alors le livre "L'Ile d'Abel." L'histoire fut celle d'une souris qui part pour un pique-nique en famille et essuie une tempête. Le reste de l'histoire raconte les efforts physiques à faire pour rentrer chez soi, ce qui donna beaucoup à réfléchir.

     

    Je décidai d'utiliser les formes de communication alternatives. Je tentai d'abord de rafraichir ma mémoire quant à ses parents et sa maison. "Ta maman a de beaux yeux. Je crois que tu as les mêmes yeux." Ensuite, je parlai des choses qu'il avait vécues en famille. "Tu te rappelles, que tu es venu à l'hôpital avec tes petites sœurs et que nous avons joué avec les poupées?" "Si toi tu penses à tes parents, je suis certaine qu'ils pensent à toi."

    Je rassurai Scott et je le laissai pousser un profond soupir. La poupée poussa un profond soupir en même temps. Il fut à nouveau détendu, il ferma les yeux et je lui parlai de sa famille.

     

    Peu à peu, Scott eut des difficultés pour parler.

    Dans le livre, la souris rêva et son rêve lui sembla être réel. Et Scott, il rêva aussi? La souris se posa la question: "Pourquoi ceci m'arrive-t-il?" Peut-être que Scott se posa la même question.

     

    Les choses allèrent de mal en pire pour Scott et pour moi-même. Chaque jour, je regardai à travers la vitre, le cœur battant, pour voir si Scott fut encore là. J'attendis avec patience l'arrivée du médecin et j'écoutai ce qu'il dit quant au temps qui lui resta. Evidemment, personne ne sut répondre à cette question. Je me fis des soucis: serais-je en mesure d'accompagner Scott jusqu'à la fin?

     

    Le dernier livre que je lui ai lu s'appelle: "Il y a un arc-en-ciel derrière chaque nuage gris", un livre écrit par des enfants gravement malades ou mourants. Même s'il ne fut plus en mesure de rencontrer d'autres enfants, Scott s'entendit avec eux à travers ce livre. Scott ne posa plus beaucoup de questions, mais il écouta intensément. Il établit des liens entre ses propres expériences et celles racontées dans le livre. Quand je lui demandai "Toi aussi, tu as ressenti cela?", il hocha la tête affirmativement. Il ne fut plus seul!

     

    Je fus constamment surprise par son endurance. Je me demandai pendant combien de temps il pourrait continuer comme ça. J'eus l'impression que son cerveau fut programmé pour pouvoir continuer jusqu'au moment où il reverrait sa famille.

    Il trouva la force de continuer jusqu'à ce que sa famille ait retrouvé la force pour lui rendre visite.

    Trois jours plus tard, Scott mourut paisiblement en présence de sa famille.

     

    Jamais je n'oublierai la force et l'impact des livres et des poupées sur Scott et moi-même. La poupée a fait comprendre à Scott qu'il y avait toujours quelqu'un qui l'aimait et qui le soutenait dans sa lutte inégale.

     

    Il existe plusieurs voies par lesquelles nous sommes en mesure d'établir des contacts avec les enfants. Le plus important est de raconter l'histoire exacte à l'enfant précis et d'utiliser la poupée exacte au moment exact.

     

    Je me suis souvent posé la question si c'était naïf de penser que j'ai réussi à faire oublier Scott pendant quelques instants la douleur mentale et physique en lui lisant des histoires. C'est en tout cas ce que j'ai voulu faire. J'ai maintenant commencé à voir les livres autrement. La leçon issue de cette expérience m'a appris que "simplement écouter" demande beaucoup de temps et d'efforts. L'âme est touchée dans la mesure où l'histoire est assimilée. Les livres et les poupées adoucissent la douleur.

     

     

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